Dodo, l’enfant Do… Comprendre le sommeil de votre petit !

Thématiques : Paroles de spécialistes

Accueil Dodo l'enfant do

La durée et le cycle de sommeil varient d’un enfant à l’autre !

Parce que le sommeil des bouts de chou n’est pas une science exacte,
Parce que vous n’avez pas fait une vraie nuit depuis un bon moment,
Que les grasses matinées ne sont plus qu’un lointain souvenir,
Et que vous vous posez plein de questions…
Nous vous livrons quelques astuces pour que bébé dorme enfin bien… (et pas que lui !)

Combien d’heures de sommeil ?

Tout dépend de l’âge !

  • De 0 à 3 mois : entre 16 et 17 heures. C’est une moyenne, certains bébés peuvent dormir jusqu’à 19 heures tandis que d'autres se suffisent de 13 ou 14 heures.
  • À 3 mois : entre 10 et 14 heures. Mais certains bébés ont encore besoin de 15 ou 16 heures de sommeil.
  • À 12 mois : en moyenne, bébé dort 13 heures.
  • De 2 à 5 ans : l’enfant devrait dormir environ 12 heures.
  • À partir de 5 ans : 11 heures de sommeil sont nécessaires.

Le cycle du sommeil

Y a-t-il des petits et des gros dormeurs ?

Eh bien, oui ! Des études ont démontré que la génétique avait un rôle à jouer dans le besoin de sommeil.

Certains bébés dorment peu la nuit, et davantage durant la journée.
Certains ont besoin de beaucoup dormir pour bien récupérer, tandis que d’autres se contentent de quelques heures de sommeil, pour se réveiller frais et dispos.

Nous ne sommes pas tous égaux ! 

À quel âge fera-t-il ses nuits ?

Pour parvenir à « faire ses nuits », c’est-à-dire à rester 5 ou 6 heures d’affilée sans manger, bébé doit pouvoir faire des réserves d’énergie. Il doit également arriver à régler son horloge biologique, ou plus précisément les variations de sa température corporelle, son système cardiovasculaire et ses cycles hormonaux.

  • À l’âge de 2 mois, seul 1 bébé sur 4 fait ses nuits, c’est-à-dire qu’il dort au moins 5 ou 6 heures de suite entre 23 h et 8 h. 
  • À 4 mois, 3 bébés sur 4 le font.
  • À 10 mois, ce sont 90 % des bébés qui font leurs nuits.

Chaque nouveau-né suit son rythme, il n’y a pas de règles. Vous pouvez seulement l’accompagner du mieux que vous le pouvez.

Dormir participe au développement de votre enfant !

Le sommeil sert aussi à grandir.

De nombreuses études scientifiques ont permis de mieux comprendre l’importance du sommeil dans le développement de l’enfant. Les principales fonctions concernées sont :

  • La récupération : de toutes les phases du sommeil, le sommeil lent/profond est celui qui permet le mieux au corps et au cerveau de se reposer.
  • La croissance : lors du sommeil, la production d’hormones de croissance est augmentée. Celle-ci contribue à la croissance osseuse, ainsi qu’à la régénération cellulaire.
  • La mémoire : le sommeil participe à consolider l’apprentissage. Il a été démontré que chez les enfants de 2 à 5 ans, la sieste permet de renforcer ce qui a été appris le matin même.
  • La protection immunitaire : si le temps de sommeil est insuffisant par rapport au besoin physiologique, il y a une réduction du système immunitaire. Le corps est donc moins apte à se protéger contre les infections.
  • L’alimentation : certaines hormones impliquées dans la régulation de l’appétit sont contrôlées, entre autres, par le sommeil. De ce fait, un sommeil de mauvaise qualité peut éventuellement entraîner des problèmes de surpoids.

L’heure du coucher, c’est important ?

Chaque enfant a son propre rythme. Certains ont sommeil dès 19 h 30 tandis que d’autres se couchent plus facilement un plus tard. Comment savoir lequel de ces dormeurs est votre bout de chou ? 

Soyez à l’écoute de ses besoins et observez-le.
Quel que soit son âge, s’il baille, se frotte les yeux, se tient la tête, semble plus calme… Ce sont de bons signes que le moment est idéal pour le mettre au lit et faciliter son endormissement.

Ce qui est encore plus important, c’est d’instaurer un rythme de lever, de siestes et de coucher régulier. Mais il faut également tenir compte de l’environnement : en été, lorsque le soleil se couche plus tard, vous pouvez faire de même avec votre enfant. 

En hiver, les soirées sont plus calmes, il ressentira naturellement l’envie de dormir plus tôt.

On le laisse pleurer la nuit ?

D’après les spécialistes, il est inutile de laisser pleurer bébé la nuit. 

Avant 2 ans, l’enfant ne fait pas de « caprice ».
S’il pleure, c’est qu’il y a une raison et qu’il cherche à s’exprimer. Si on le laisse pleurer, on le laisse seul avec son problème.
Rassurez-le d’une voix douce avant qu’il ne soit trop agité, et si les pleurs persistent, prenez le dans vos bras.

Pour les plus grands, il peut être bénéfique d’échanger avec l’enfant sur sa journée avant de le coucher afin d’évacuer ses éventuelles craintes. 

Ainsi, il aura un sommeil plus serein, rassuré d’avoir été écouté et réconforté.

Il ne s’endort que dans les bras ou au sein…

Bébé qui s’endort dans vos bras après le biberon, ça vous est déjà arrivé, non ?
C’est agréable… Mais les spécialistes recommandent de bien distinguer les 3 premiers mois de bébé de la suite si on souhaite préserver des nuits sereines pour toute la famille.

Au début, il est tout à fait normal de bercer bébé et de le laisser s’endormir dans les bras pour le déposer ensuite dans son berceau. Mais ensuite, vers l’âge de 3-4 mois, il faut qu’il apprenne et arrive s’endormir seul.

Un jeune enfant se réveille plusieurs fois par nuit, d’une façon tout à fait naturelle, et il faut qu’il puisse se rendormir seul afin de continuer sa nuit paisiblement.

De plus, attention à ne pas l’habituer à s’endormir en mangeant, il faut que bébé fasse bien la distinction !

S’il a tendance à s’endormir au sein, c’est qu’il a un fort besoin de succion, dans ce cas, pensez à la sucette qui peut l’aider à assouvir ce besoin.

Il existe des astuces pour que votre enfant dorme mieux.

Un environnement de chambre adapté !

La température ambiante la plus sûre pour une chambre de bébé se situe entre 16 et 20 °C, idéalement 18 °C. 
Cela peut vous paraître frais, aussi est-il préférable de contrôler à l'aide d'un thermomètre. La température corporelle des bébés n'étant pas encore bien régulée, il y a un risque d'hyperthermie s'ils ont trop chaud, ce qui peut s'avérer dangereux.

Autre conseil : gardez les lumières basses ! Les bébés ne font pas automatiquement la différence entre le jour et la nuit, mais vous pouvez les habituer progressivement à dormir quand il fait noir. 
Lorsque votre bébé se réveille pour se nourrir pendant la nuit, essayez de garder l'environnement le plus sombre et le plus silencieux possible, en utilisant une veilleuse par exemple, qui diffuse une lumière tamisée et apaisante. Il est ainsi plus facile de l'encourager à se rendormir une fois sa tétée ou son biberon terminé.

Qu’est-ce qui se cache derrière doudou ?

Le doudou, sous toutes ses formes, est un allié précieux au moment du coucher, en particulier lorsque l'enfant doit apprendre à s’endormir seul. Le doudou est un lien entre la maman et son petit, il permet à ce dernier d’identifier le moment où on doit se quitter et il est temps de s’endormir.

Dans la nuit, il pourra retrouver son doudou, un toucher familier et une odeur rassurante qui l'aideront à se rendormir. Plus tard, vers 2 ans, le doudou devient un compagnon à part entière pour l’enfant, si doudou doit aller se coucher en même temps que lui, alors c’est un peu moins difficile.

Peut-il venir dans notre lit ?

Oui, à condition que cela reste exceptionnel, lorsque votre bout de chou est malade ou bien après un cauchemar, et que cela ne devienne pas une habitude.

Il est fondamental pour son développement affectif ainsi que pour votre couple que chacun ait son espace ! Si votre enfant vient frapper à votre porte, raccompagnez-le dans sa chambre, parlez-lui, rassurez-le.

Petite astuce : pendant la journée, jouez avec lui dans sa chambre
afin de l’aider à s’approprier l’espace et qu’il s’y sente bien, en sécurité.

Jumeaux : on les met dans le même lit ?

Les jumeaux ont passé plusieurs mois collés, l’un contre l’autre dans le ventre de leur mère, et ils apprécient de dormir ensemble après la naissance. La présence de l’autre les tranquillise lors des 2 premiers mois.

Au-delà, mieux vaut les séparer afin de respecter le rythme de chacun. En revanche, vous pouvez tout à fait les laisser dans la même chambre pour une transition tout en douceur.

Dodo l'enfant do histoire du soir

L’incroyable pouvoir de l’histoire du soir…

L’histoire du soir est comme une « hypnose ». En se concentrant sur la voix du conteur, l’enfant parvient à « se déconnecter » et ainsi à s’endormir plus facilement.

L’histoire du soir a aussi d’autres vertus. Elle est un temps calme, un moment privilégié avec l’adulte.

Petite astuce : pour un enfant plutôt stressé, lisez toujours la même histoire,
une routine idéale pour le rassurer.
Pour les plus grands, laissez libre cours à votre imagination et inventez des histoires
rien que pour lui, en se basant sur ses centres d’intérêt
et ses passions du moment.

Le rituel du coucher, est-ce que ça marche ?

L’endormissement chez l’enfant est avant tout une question de mise en confiance, en l’adulte mais aussi en son environnement.

Il est important dès le début d’instaurer avec le tout-petit, dans sa chambre, un rituel de coucher.
Ce moment privilégié permet de faire la transition entre les phases d’éveil et de sommeil ; il contribue également à apaiser les éventuelles angoisses du soir.

À vous de trouver votre rituel : brossage de dents, histoire, chanson, câlins… Peu importe la forme, l’important est de respecter chaque soir les mêmes étapes, de définir un début et surtout une fin pour pouvoir recommencer le lendemain !

Les terreurs nocturnes, qu’est-ce que c’est ?

Impressionnantes, les terreurs nocturnes surviennent durant les 3 premières heures, au cours du sommeil lent-profond, surtout chez les enfants entre 3 et 6 ans.

L’enfant se réveille à moitié : son cerveau est endormi, mais son système neuro-végétatif est activé. Son cœur bat plus vite, il se redresse sur son lit, il a l’air effrayé, mais il n’est pas conscient.
Contrairement au cauchemar, l’enfant n’en garde aucun souvenir. Il ne faut pas chercher à le réveiller, évitez de lui parler et de le toucher, attendez qu’il se calme et se recouche tout seul.

Ne vous inquiétez pas, ces terreurs nocturnes sont fréquentes et disparaissent comme elles sont apparues.

Même s’il est tout petit, parlez à votre enfant
avant de le mettre au lit.

L’endormissement peut être une étape angoissante : il quitte le monde de l’éveil pour un univers inconnu, où il est seul. Lui parler, même un court instant, d’une voix calme et rassurante, permet de l’apaiser.

Juste un petit « bonne nuit, à demain mon bébé » par exemple, suffira.

La même phrase répétée chaque soir permet à votre enfant d’appréhender plus facilement la séparation, certain de vous retrouver le lendemain.

Point sur les écrans

Ce n’est maintenant plus un secret, les écrans peuvent perturber le sommeil, à cause de la lumière bleue qu’ils diffusent, mais aussi à cause du contenu qui peut se révéler trop stimulant avant le dodo, et même empêcher l’enfant de percevoir les signaux de fatigue.

La lumière bleue n’est pas mauvaise en soi, elle est présente dans la lumière du jour et aide à réguler notre rythme biologique, mais le soir, elle a pour effet de réduire la sécrétion de mélatonine qui favorise l’endormissement.

Pour éviter que le sommeil de l’enfant soit perturbé par les écrans, on l’éloigne de ceux-ci au moins une heure avant l’heure du coucher et on n’en laisse aucun dans la chambre, pour éviter les tentations !

ARTICLES EN RELATION

Partager cet article